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Québec se tourne vers les infirmières étrangères

Le gouvernement provincial investit 65 millions de dollars dans l’embauche de 1000 infirmières en provenance de l’étranger, en vue de soutenir plusieurs régions souffrant d’une pénurie.

Les candidats priorisés

Pour les deux prochaines années, le ministre Jean Boulet entend donc concentrer ses efforts sur le recrutement d’infirmières tout en privilégiant les profils francophones en vue de limiter les retards d’intégration. Parmi ceux-ci on trouve au-dessus de la liste de priorités les personnes originaires d’Algérie, du Cameroun, du Maroc, de Tunisie, de l’île Maurice puis dans un deuxième temps, de la Côte-d’Ivoire, du Liban, de la République démocratique du Congo et du Sénégal. Il est rapporté que 344 candidates ont jusqu’à maintenant été recrutées et arriveront à l’automne 2022 et 2023.

Les conditions de travail

Pour ces candidates francophones, une fois arrivées, il suffira de passer une formation d’appoint de 9 à 12 mois qui permettra d’assurer l’équivalence avec l'expérience clinique d’origine. C’est l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec qui s’occupera de la sanction. Pendant la formation, les infirmières pourront être employées jusqu’à 20 heures par semaine en tant que préposées aux bénéficiaires. Comme autre incitatif, les infirmières recevront un montant hebdomadaire de 500$ pendant la durée de formation pour aider avec les frais de scolarité et les frais liés à l’équivalence.

Le plan de Québec

Les principales régions touchées par la pénurie de main d’oeuvre sont le Bas-Saint-Laurent, la Côte-Nord, l’Abitibi-Témiscamingue, la Gaspésie, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Baie James et l’Outaouais. Québec aimerait privilégier l’embauche dans ces régions, mais n’en impose pas l'obligation ou la condition pour les candidates.